Histoires d’expats | Expats Stories

Racontez-nous…

Celles qui font hurler de rire, celles qui attendrissent, celles qui surprennent, celles qui énervent…
Quand les expats se rencontrent, ils échangent… des histoires d’expat et des bons plans.
Qu’on s’échange autour d’un café ou d’une assiette de churros, qu’on se refile parce qu’on ne va pas laisser les autres dans la panade…prenez n’importe quel groupe d’expats… ça n’arrête jamais de papoter !
On a décidé de vous en présenter quelques-unes…
Et les vôtres ? Si, si… dans le menu Contacts, il y a le formulaire qui va bien pour nous envoyer VOTRE histoire ! On vous attend ❤️

Tell us…

The ones that make you cry with laughter, the ones that melt your heart, the ones that surprise you, the ones that drive you mad… When expats meet, they swap two things: expats stories and life-saving tips.
Over a coffee and a plate of churros, or just to make sure the next person doesn’t fall in a trap… pick any expats group: the chat never stops!
We decided to share a few of them with you…
And yours? Yes, yours…
In the Contacts menu, you’ll find the perfect little form to send us YOUR story!
We can’t wait ❤️



Pour partagez vos histoires d’expats…
Cliquez sur l’assiette de churros !

churros y cafe  P4E Spain



To share your expats stories…

Click on the plate of churros!

Une histoire vous tente ? cliquez sur le titre pour la lire ! | Interested in a story? Click on the title to read it!

🇫🇷 C’est une histoire qui remonte à une quinzaine d’années.
La société P&V, qui cherchait à vendre des appartements en multipropriété dans la région de Marbella, était venue nous faire son pitch en banlieue parisienne — et pour nous convaincre, plutôt que de se contenter de beaux discours, elle nous avait offert une semaine sur place, en plein vacances de Noël. Mon mari voyageait beaucoup pour son travail et accumulait les miles Air France : résultat, une semaine de logement, de vols et de voiture de location gratuits pour toute la famille. Comment résister ?
Nous voilà partis avec nos deux filles de huit et neuf ans.
Après un voyage assez éprouvant, agrémenté d’une chasse au trésor légèrement agaçante pour trouver le bureau P&V, nous nous laissons enfin tomber dans les fauteuils du salon pendant que les filles partent explorer leur chambre. Pour nous remettre de nos émotions, nous décidons de nous faire une bonne tasse de thé — la cuisine est bien équipée, il y a tout ce qu’il faut.
Si nous avions été dans un dessin animé, nous aurions tout recraché d’un seul coup.
Mais comme nous sommes des citadins bien élevés, nous avons fait une drôle de tête — vraiment — et nous nous sommes demandé si nous n’avions pas confondu le sucre et le sel. Vérification faite : tout était parfaitement propre. Le sucre était bien du sucre.
C’était l’eau du robinet qui nous avait joué un tour.
Il ne nous était tout simplement pas venu à l’idée qu’on pouvait faire couler de l’eau salée d’un robinet de cuisine. Ça ne faisait pas partie de notre logiciel.
Nous avons alors compris pourquoi il y avait deux bouteilles d’eau dans le réfrigérateur. Au bord de la mer, dans le sud de l’Espagne, à l’époque où nous y sommes allés, l’eau n’était pas franchement très dessalée — et nous en avons fait les frais. Un séjour plus récent dans la même région nous a montré que de gros progrès avaient été faits depuis. Mais à l’époque des débuts d’une urbanisation débridée, les infrastructures ne suivaient pas vraiment.
Vous allez sans doute rire : depuis ce jour-là, chaque fois que nous nous arrêtons quelque part en Espagne, nous faisons toujours, toujours couler l’eau du robinet pour la tester. On ne nous y reprendrait plus.
Cela dit — nous adorons l’Espagne. C’est un pays où nous pourrions vivre… si nous n’avions pas déjà élu domicile au Portugal. 😄
Nicole, de Louveciennes

🇬🇧 This story goes back about fifteen years.
A company called P&V, selling timeshare apartments in the Marbella area, came to pitch us in the Paris suburbs. Rather than just talking, they decided to make their case with actions: a week on-site, offered free of charge, right in the middle of the Christmas school holidays. My husband travelled extensively for work and had accumulated plenty of Air France miles — which meant a full week of free accommodation, flights and a rental car for the whole family. How could we say no?
Off we went, with our two daughters aged eight and nine.
After a rather exhausting journey, spiced up by a mildly infuriating treasure hunt to locate the P&V office, we finally sank into the living room armchairs while the girls went off to explore their bedroom. To recover from the ordeal, we decided to make a nice cup of tea — the kitchen was reasonably well equipped, everything seemed to be there.
If we’d been in a cartoon, we would have spat it straight back out.
Being well-mannered city dwellers, we simply made a very strange face — truly — and wondered whether we’d somehow mixed up the sugar and the salt. We checked everything carefully: it was all perfectly clean. The sugar was definitely sugar.
It was the tap water that had played the trick on us.
It had simply never occurred to us that salty water could come out of a kitchen tap. It wasn’t part of our mental software.
That’s when we understood why there were two bottles of water in the fridge. On the coast, in southern Spain, at the time of our visit, the water wasn’t particularly well desalinated — and we discovered this the hard way. A more recent stay in the same area showed us that things have improved considerably since then. But in those early days of rampant coastal development, the infrastructure hadn’t quite kept up.
You’ll probably laugh: ever since that day, every single time we stop somewhere in Spain, we always, always run the tap first to test the water. We won’t be caught out again.
That said — we love Spain. It’s a country we could happily live in… if we hadn’t already made our home in Portugal. 😄
Nicole, from Louveciennes

🇫🇷 Valence. Septembre. Mon premier vrai poste. J’invite mes collègues à déjeuner. Je réserve une table. Je dis « midi et demi ». À 12h45, je suis là. Seul. Je commande une eau. À 13h15, toujours personne. Je mange le pain de la corbeille. À 14h, ils arrivent. Frais. Souriants. Ravis de déjeuner « tôt pour une fois ». J’avais déjà failli manger la carte. Depuis, au bureau, la blague revient chaque semaine : « On mange à quelle heure — française ou espagnole ? » Je ris. Mais je mange toujours un truc avant de sortir, par précaution.
Philippe

🇬🇧 Valencia. September. My first real job there. I invited colleagues for lunch. Booked a table. Said « half twelve. » At 12:45, I was there. Alone. I ordered water. By 1:15, still no one. I ate the bread basket. At 2pm, they arrived. Fresh. Smiling. Delighted to be eating « early for once. » I’d nearly started on the menu itself. Now it’s the standing office joke : « Are we eating French time or Spanish time today? » I laugh. But I always eat something before going out. Just in case.
Philippe

🇫🇷 On m’avait invité à déjeuner un dimanche. Chose charmante. J’avais prévu de rentrer vers 16h pour une sieste méritée.
Le repas s’est terminé. Les assiettes ont disparu. Personne n’a bougé.
On a servi un café. Puis un autre. Puis quelque chose d’ambre dans un petit verre. Puis on a refait le monde — la politique, le football, un voisin absent dont la vie semblait passionnante.
À 18h, j’ai tenté : « Bon, je crois que je vais y aller… » Silence. Regards. Une légère incompréhension collective. « Mais il est beaucoup trop tôt ! »
Je suis parti à 20h. Je n’avais rien prévu ce soir-là, heureusement.
Depuis, quand on m’invite à déjeuner en Espagne, je libère ma journée entière. On ne sait jamais !
Georges

🇬🇧 I was invited for Sunday lunch. A pleasant thing. I planned to leave around 4pm for a well-earned nap.
The meal ended. The plates disappeared. Nobody moved.
Coffee was served. Then another. Then something amber in a small glass. Then the world was put to rights — politics, football, an absent neighbour whose life seemed remarkably eventful.
At 6pm, I attempted : « Well, I think I should probably be going… » Silence. Looks. A mild collective confusion. « But it’s far too early! »
I left at 8pm. Fortunately, I had nothing planned that evening.
Now, when invited for lunch in Spain, I clear the entire day. You never know!
Georges

🇫🇷 Quand j’ai emménagé chez mes colocataires espagnols à Madrid, j’ai remarqué dès le premier jour une chose accrochée dans la cuisine.
Un jambon entier. Avec le sabot. Suspendu au plafond.
J’ai pensé : décoration rustique. Sympa. Un peu inhabituel, mais pourquoi pas.
Trois semaines plus tard, c’est mon tour de « grand ménage ». Je décroche le jambon pour « nettoyer derrière ». Je l’installe sur la table. Je cherche un chiffon.
C’est à ce moment précis que mes trois colocataires rentrent.
Le silence a duré environ quatre secondes. Puis il y a eu un cri. Puis deux. Puis une explication très rapide et très sérieuse sur le fait que le jamón ibérico n’est pas un objet. Que c’est un être. Qu’on ne le décroche pas. Qu’on ne le pose pas sur une table comme un vase Ikea. Et que les gants en caoutchouc jaunes que j’avais aux mains étaient, dans ce contexte, une profanation.
Je m’appelle John. Pendant trois mois, je me suis appelé « John el profanador del jamón ». Je mange du jamón ibérico à chaque visite en Espagne, maintenant. C’est ma pénitence. Et c’est délicieux.
John

🇬🇧 When I moved in with my Spanish flatmates in Madrid, I noticed something on the first day.
A whole leg of ham. With the hoof. Hanging from the kitchen ceiling.
I thought : rustic decoration. Charming. Slightly unusual, but fine.
Three weeks later, it’s my turn for the big cleaning day. I unhooked the ham to « clean behind it. » Placed it on the table. Went to find a cloth.
That’s when all three flatmates walked in.
The silence lasted about four seconds. Then a cry. Then two. Then a very rapid and very serious explanation that jamón ibérico is not an object. It is a being. You don’t unhook it. You don’t place it on a table like an Ikea vase. And the yellow rubber gloves I was wearing were, in this context, a desecration.
My name is John. For three months, I was known as « John el profanador del jamón. » I eat jamón ibérico every time I visit Spain now. As penance. It’s delicious.
John

© 2026 La Maison au Sud, LDA